Le-billet-d-Aristide

Il était une fois dans l’Ouest…

Le Fonds aime l’Entrepreneur. Dans les yeux de l’Entrepreneur, il a vu le feu sacré. Quand l’Entrepreneur parle, tout le monde écoute. L’Entrepreneur sait faire rêver. Il a le pouvoir de créer de la Valeur. Alors le Fonds confie de l’argent à l’Entrepreneur. Beaucoup d’argent.

L’Entrepreneur est ravi. Enfin de la reconnaissance, et la possibilité de voir grand.

Et puis demain devient aujourd’hui, l’heure des comptes remplace l’heure des rêves.

Le Fonds :  » Entrepreneur, tu t’es moqué de nous avec ton business plan. Les résultats sont très loin des promesses. « 

  • Du calme, Fonds. Je suis un Entrepreneur. Mon ADN est de voir un futur radieux. Les business plans timorés, c’est à vos comptables de les faire.

Le Fonds :  » Il va falloir revenir sur terre. On veut un plan drastique de réduction des coûts. « 

  • Même pas peur. Pour une poignée de dollars, vous imaginez que vous allez m’enlever tout mon pouvoir ? Et pour quelques dollars de plus, que je vais vous laisser casser un élan vertueux ?

Le Fonds :  » La brute et le truand ! Vertueux ! Si on parlait de tes frais de déplacement pharaoniques ! Nous avons joué la confiance ! Nous aurions dû t’imposer des clauses léonines ! « 

Scénario si peu fictif. Le Fonds et l’Entrepreneur n’ont pas la même vision. Et pourtant, aucun des deux n’a tort. Qui donc, plein de sagesse et de raison, exempt de toute volonté de pouvoir, saurait maintenir la confiance entre les deux ? Amadeus Executives. Bien sûr.

Aristide Schlienger, membre d’Amadeus Executives.

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