Le-billet-d-Aristide

Une addiction oui mais sans l’ivresse !

L’urgence. Oui. Une épreuve ? Peut-être.

Mais souvent une …addiction pour le manager en charge de la gérer. Pensez donc, on vous attend comme le sauveur. Inutile de se torturer l’esprit pour penser aux changements de fond, l’urgence commande. Force majeure. Solution immédiate requise. Quel stress délicieux. Inutile de se préoccuper des ennuyeuses règles, mesquins usages, fastidieuses contraintes, irritantes tracasseries de la gestion courante. Vous êtes Bond, James Bond. Vous avez les clés pour sauver le Monde. License to… faire ce qu’il faut pour obtenir le résultat. Et tous, toutes, vous boivent des yeux. A la fin, épuisé (mais le smoking impeccable) d’avoir encore une fois vaincu le Méchant, vous coupez votre portable cependant que M s’égosille pour savoir où vous êtes. Dans les bras d’une superbe, explosive créature, transie d’admiration pour vous le Héros.

Oui mais ça c’était avant.

Avant Amadeus-Dirigeants. Nous autres, ne nous laissons pas prendre à l’ivresse de l’urgence. Non. Après avoir résolu, avec les autres, le problème immédiat, nous nous remettons au travail pour éliminer la cause de l’urgence. Que dis-je, la cause, non, la cause de la cause. Nous ne rendons les clés à notre client que lorsque la cause profonde est identifiée et l’éradication de cette cause en ordre de marche. C’est seulement après que nous nous disons job done. Vous voilà battu Mr Bond…

 

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