
L’opération se déroule en trois étapes
- Audit et validation du contour de la cession
- Détermination de la situation post cession
- Conduite de la cession
La phase audit et validation consiste à analyser en détail les processus de fonctionnement des activités concernées et notamment d’identifier toutes les interactions avec le reste du groupe.
Ces interactions concernent le plus souvent les achats communs, l’utilisation d’équipements et de ressources partagées mais aussi la gestion du personnel, le "reporting", le contrôle de gestion et l’utilisation des systèmes d’information.
C’est pendant cette phase qu’on identifiera également les différentes « anomalies » et dysfonctionnements à corriger en vue de rendre la partie cédée plus attrayante pour un acquéreur.
A partir de cette analyse et des orientations générales éventuelles (gestion des personnels suivant ancienneté ou statut, conservation ou fermeture de sites, etc.), il faut définir précisément le contour de ce qui sera cédé ou non (équipements, locaux, personnels, activités,…). Les conséquences de ce découpage détaillé doivent être examinées avec les partenaires sociaux (organismes représentatifs, CE, CCE). Au préalable ont aura vérifié que du point de vue engagements avec les tiers aucun obstacle ne s’oppose ou ne rend délicats les options et le calendrier choisis (baux, contrats clients ou sous-traitants, accords avec les autorités locales, financement publics obtenus)
La détermination de la situation post cession consiste à réaliser une description précise des processus de fonctionnement une fois la cession effective, à en déduire la liste des opérations de transferts d’actifs, de personnels et d’activité à réaliser ainsi qu’à déterminer avec précision le calendrier des opérations.
Dans cette phase plus qu’ailleurs « Le diable se cache dans les détails ».
La conduite de la cession consiste alors à mettre en œuvre le calendrier des opérations prévues en traitant les nombreuses dérogations et exceptions à la règle qui se présentent.
Cette phase est délicate pour deux raisons
- La plus grande incertitude règne sur ce que sera la situation définitive après cession, l’identité de l’acquéreur ainsi que l’éventuelle conservation des emplois, des statuts et des rémunérations. Ceci crée une inquiétude et des tensions dans le fonctionnement quotidien.
- Dans cette phase de nombreux processus opérationnels ont été partiellement déconnectés du groupe en vue de la cession (achats, gestion, informatique, RH,..). Cependant une solution définitive n’a pas été établie car elle dépend souvent de la situation finale qui sera choisie. Cette situation « temporaire » qui peut durer plusieurs trimestres voire plusieurs années est un facteur d’inefficacité.
Pendant cette phase, le dirigeant de transition devra également consacrer du temps à coopérer avec l’éventuel cabinet de M&A chargé d’identifier un acheteur, puis à répondre aux diverses demandes d’information issues des acquéreurs potentiels.